Comme le disait Michele Mari :”Etre dans l’avenir signifie être dans le passé contre le présent”.
Aujourd’hui une question lourde se pose: doit on changer le contenu de nos livres scolaires sur le rôle positif de la colonisation? Alors que certains fêtent la bataille d’Austerlitz d’autre pensent au rôle négatif de Napoléon Bonaparte face à l’esclavage.
Alors que certains reconnaissent le rôle positif de la colonisation en Afrique du Nord d’autres se souviennent des années de tragédies.
Une révolte se soulève et un ministre s’écrase. Nicolas Sarkozy a du annuler son voyage aux antilles car le territoires refusent de l’accueillir: “comment peut on accepter sur notre territoire un homme qui estime utile toutes ces années d’esclavages.” Une manifestation unitaire s’est tenue hier à Fort-de-France pour l’abrogation de la «loi de la honte». Pensée pour l’Afrique du Nord, elle a provoqué un véritable tollé aux Antilles, où colonisation rime avec esclavage. Il y a quelques années déjà, le 6 décembre 1987, Le Pen n’avait pas pu atterrir en Martinique. Des opposants à sa venue avaient envahi le tarmac de l’aéroport et créé un mythe : la Martinique, terre noire interdite aux idées racistes. Certains politiques reconnaissent la colonisation comme un crime contre l’humanité quand d’autres s’en félicitent. Qui doit faire l’histoire? Les hommes politiques? Les historiens? Une groupe de ‘grands sages’ ? Comment éviter que l’histoire que l’on apprend a nos enfants soit dirigée par des idées politiques plutot que par le simple soucis de reporter les faits de chaque époque sans jugement?


